Ce n'est pas l'argent qui fait la richesse de l'Ariège, mais les merveilles de nature qu'elle recèle et son côté sauvage! Et arpenter ces terres à pied reste le meilleur moyen de les découvrir !
Juillet 2017
7 jours
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Ce petit village à 5 kilomètres de Tarascon constituera la base de départ des randonnées qui seront mentionnées par la suite. Petite communauté quasiment autarcique, la vie y est douce et paisible au printemps et durant l'été. Le village n'offre que peu de possibilités d'hébergement et ne dispose que d'une épicerie sommaire pour le ravitaillement mais la proximité de Tarascon permet d'occulter ces problèmes logistiques si vous êtes motorisés.

Rabat Les-Trois-Seigneurs dans son îlot de verdure.  

Le village est très agréable à vivre, c'est un lieu quelque peu hors du temps où règnent quiétude et tranquillité, nous disposons d'une maison en son sein, ce qui facilita les randonnées dans le coin, mais ce qui risque d'altérer quelque peu l'objectivité du récit! Le village tient son nom du pic surplombant la région (qu'il est d'ailleurs possible de gravir) et non pas de la ville marocaine éponyme, bien que la région ait connu une forte présence musulmane du fait des incursions Maures.

Plusieurs randonnées se font au départ du village ou de ceux aux alentours, lors de mon dernier séjour je n'ai pas eu l'occasion de toute les expérimenter, mais, j'espère avoir l'occasion de compléter ce récit afin de partager les très belles opportunités qu'offre la région !

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Randonnée notoire de la région, elle permet d'accéder en 2/3 heures de marche à plusieurs lacs/étangs de montagne culminants à 1800 mètres. L'avantage de cette randonnée et qu'elle permet de faire une boucle et ainsi de revenir à son point de départ sans repasser par le chemin emprunté à l'aller. On déconseillera cependant ce chemin aux victimes du vertige, la redescente pouvant être vraiment abrupte, mais offrant des panoramas à couper le souffle !

La Courbière.  

Le départ de la randonnée se fait sur le parking du Pla du Ressec après le village de la Freyte, à 5 kilomètres de Rabat mais le balisage (rouge-jaune) lui, commence dès le village. Prévoir de partir tôt le matin car en été les lieux attirent les foules et il est bien plus agréable de profiter du sommet et de ses lacs dans le calme !

Après une barrière de bois aux abords de la forêt, on suit un sentier sur une vingtaine de minutes avant d'arriver à un guet, celui-ci étant la plupart du temps submergé, il faut emprunter un pont de bois qui se trouve quelques mètres en amont (suivre les panneaux indiquant "étang bleu par sous l'étang"). S'en suit une ascension plutôt aisée longeant le cours d'eau voisin, la canopée offre un agréable ombrage durant les chaudes journées d'été. Le balisage sur cette portion de la randonnée est irréprochable et ne pose aucune difficulté particulière.

Après une ascension qui se corse progressivement, on débouche sur un plateau à découvert, parsemé de fleurs de montagnes et où courent plusieurs petits ruisseaux. Les étangs sont proches ! Tant mieux d'ailleurs, car le balisage n'est pas évident à repérer dans cette portion, il faut continuer à crapahuter et traverser à guet un petit cours d'eau.

L'étang se cache là, à quelques centaines de mètres ! 

L'étang bleu n'est pas évident à repérer aux premiers abords, puis il se découvre de lui même aux yeux du randonneur assez rapidement après l'ascension. L'étang principal bénéficie d'une température très clémente en été et la baignade y est agréable, surtout après 2 heures de marche ! Vous y croiserez de nombreux têtards et quelques truites ! L'été les lieux sont assez convoités pour la fraicheur qu'ils offrent et la baignade, la topographie n'aidant pas et provoquant des échos, les lieux peuvent vite devenir bruyants, il faut donc essayer d'arriver tôt et privilégier la semaine !

L'étang bleu 

Le balisage reprend sur la droite de l'étang avec une petite butte laquelle surplombe l'étang principal, permettant ainsi d'entamer la boucle et de varier les paysages ! Se révèlent alors les deux autres étangs de moindre importance. Le sentier se poursuit sur un plateau relativement peu escarpé avant d'entamer une resdescente ! Si les panoramas sont époustouflants, l'inclinaison du sentier peut s'avérer assez éprouvante voir même effrayante par moment ! Le chemin peut se faire très raide et un bâton de marche est un précieux allié même si en fin de compte, le plus dur reste quand même de garder les yeux sur ses pieds lorsque des paysages grandioses se dessinent en toile de fond !

De petites cascades jalonnent le chemin de retour et la redescente se poursuit jusqu'à la Cabane d'Embanels après avoir traversé la Courbière par un petit pont (qui était en piteux état lors de mon passage). On regagne alors la route forestière qui ramène doucement au pont et au guet empruntés en début de randonnée, à partir de là, il suffit de rejoindre le parking du Pla du Ressec.

Sur la route qui ramène à Rabat, signalons dans un tournant, le départ d'un sentier qui mène à une gigantesque cascade culminant à plusieurs dizaines de mètres de haut et à l'impressionnant débit ! Les lieux sont indiqués en bords de route et on atteint la chute d'eau en quelques minutes de marche !

La Cascade de Rabat. 

Fiche visorando de la randonnée ici

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La roche ronde est un sommet surplombant la vallée du Tarasconnais, elle abritait jadis un château, vestige des temps cathares de la région ! Cette randonnée, plus accessible et moins éprouvante que la première trouve son départ à Rabat même, près d'une source, dans un passage montant assez abrupte, "Les rivals" qui mène au village de Contrac. Arrivé au niveau des habitations, sur la droite, un sentier pédestre commence, longeant des pâturages.

Après quelques minutes de marche sur la gauche en venant de Contrac, un balisage rouge et jaune apparaît sur un arbre marquant une bifurcation.

Ici également l'ascension se fait à l'abri d'une épaisse végétation et il faut compter 40 minutes environ pour atteindre la Roche ronde qui surplombe toute la vallée. Préférer la fin d'après midi pour les photos car de par son orientation le site est surexposé le matin ! Arrivé au sommet, un point de vue se trouve sur la droite et offre un magnifique panorama sur la région !

Le Tarasconais. 

Il est possible, une fois arrivé au point de vue soit de rebrousser chemin, soit de faire une boucle par la vallée en revenant à Rabat par Bédheillac. Au niveau du point de vue, se trouve un carrefour qui indique les différentes directions (dont Bédheillac). Commence alors une douce redescente, qui se fait au gré d'un petit sentier dans la forêt qu'il faut continuer sur un peu moins d'une heure, ici aussi le balisage est irréprochable. En chemin, on croise ce qui semble avoir été un ancien hameau de quatre ou cinq maisons, aujourd'hui abandonnées.

Le chemin menant à Bédeilhac est jalonné de grottes et autres cavités rocheuses, la région en fourmillent ! Mais la plus célèbre reste celle du village portant le même nom, cette dernière se distingue par sa taille et son envergure, des visites y sont organisées pour les amateurs de géologie/spéléologie.

Une légende racontait que la grotte de Bédeilhac servait d'abri pour les avions de la

Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale et qu'ils faisaient décoller leurs chasses depuis la grotte même, mais l'histoire a été démenti par la suite ! Pourtant quelques années plus tard, un aviateur professionnel a pour les besoins d'un film réalisé un décollage et un atterrissage dans la grotte, une réplique de l'avion y est toujours exposée !

Le chemin finit par aboutir au niveau de l'église de Bédeilhac où le balisage continue après un virage serpentant en descente ! Après une dizaine de minutes sur le bitume, un sentier part sur la droite de la route en direction de Rabat, après une portion en sous-bois, il rejoint un sentier longeant des pâturages qui aboutit dans les hauteurs du village, ramenant le promeneur non loin de son point de départ !

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Haut lieu d'intérêt de la région parmi tant d'autres, il est l'un de mes préférés pour l'atmosphère qui y règne. Le Pont du diable est un pont médiéval jeté au-dessus de l'Ariège, celui-ci tient son nom de la légende qui y est associée:

Si les différents conteurs ont du mal à s'accorder sur le pourquoi du comment, il est commun aux différentes légendes qu'un habitant d'un village voisin passa un pacte avec le diable afin d'hâter la construction du pont, en échange le diable demandait l'âme du premier passant. Prit de remords, l'habitant alla voir l'évêque et ensemble, ils imaginèrent un stratagème pour se jouer du diable. Ainsi à la livraison du pont, celui qui avait pactisé avec le diable lâcha un chat/coq (encore une fois les récits divergent) avec une casserole accrochée à la queue, effrayé par le bruit, l'animal traversa le pont et le diable, prit de fureur disparut dans l'Ariège et ne revint pas.

Le pont, noyé au milieu de la végétation, dégage une atmosphère particulière, ainsi perché au dessus des eaux profondes de l'Ariège qui achèvent de nimber les lieux de mystère ! Des randonnées sont apparemment possibles dans ses alentours mais je ne m'y suis pas intéressé, mais même en dehors de cela, le pont constitue une halte intéressante dans la région !

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L'Ariège est peut être une des région les plus pauvre de France mais elle cache d'autres richesses, qui sont elles, naturelles et je n'ai pu en donner qu'un petit aperçu dans ce récit. Mais je suis persuadé que ces quelques randonnées ne sont que le début d'une longue histoire entre ces lieux et moi et que je serai amener à y retourner et ainsi à compléter ce récit !

Joseph.

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